Sur les murs

Je crois que nous tomberons d’accord sur le fait qu’il existe plusieurs formes de graffiti (« graffitis » est également toléré, mais comme il s’agit du pluriel de « graffito » et que je m’appelle Napoletano, je m’en tiendrai à l’orthographe italienne). En voici trois : les moches, qui polluent ; les créatifs, qui embellissent ; et les porteurs de messages, qui nous parlent.

Celui que j’ai envie de vous présenter fait plutôt partie de la troisième catégorie, même si l’on pourrait aussi être tenté de le classer dans les deux premières. Le voici…

Bien entendu, on peut être sensible à son humour (ce fut mon cas) ; mais je trouve qu’en plus d’une certaine forme de poésie, il est porteur de messages multiples et incite à la réflexion. Je vous laisse libre de vous faire votre opinion…

Ce qui est drôle, c’est que quelques semaines plus tard, une réponse est apparue – non dénuée d’humour et de sens, elle non plus.

Et n’hésitez-pas à vous rendre sur mon portfolio, il y a des nouveautés.

Le retour de la créativité, et le monde est à vos pieds

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Aujourd’hui je serai bref : en toute simplicité, je vous apporte la solution à tous vos problèmes.

La créativité est un élément essentiel pour la survie, et encore mieux, le développement d’une entreprise. Et à tous les niveaux. Seulement voilà, la créativité ça ne se décrète pas. Eh bien moi, tel que vous me voyez (ou plutôt que vous me lisez), j’ai LA solution. Découvrez le Professeur Foufouna !

C’est pas beau, ça ?

Cap 300 !

Ma petite amie Marie, alias « L’Intrépide Brunette » a eu un an de plus il y a quelques semaines. Pour fêter ça, elle est entrée dans le cockpit d’une sublime Mercedes SLG AMG de 571 cv. Sa mission ? Tutoyer les 300 km/h. Y parviendra t-elle ? La vidéo vous le dira à l’issue d’un suspens échevelé.

L’événement a été organisé par le Circuit du Laquais sur les pistes de l’aéroport de St-Etienne-de-St-Geoirs appelé Grenoble Airport. Marie, alias « Même Pas Froid aux Yeux » a fermement décidé de se saisir du volant pour servir trois objectifs :

> flinguer son bilan carbone qui était bien trop bas ;

> montrer que les gonzesses aussi, ça peut aussi aimer les chevaux qui galopent sous le capot ;

> se faire plaiiisiiiiiirrr !!!

Et à bas le politiquement correct !

Maintenant, on s’installe tranquillement et on regarde (quelques minutes seulement) :

 

Monster black bass

Je ne résiste pas à l’envie de poster cette courte vidéo qui montre mon fils en compagnie du « monster black-bass » pêché un dimanche après-midi, après une âpre lutte… Depuis tout petit, Lucien est passionné de pêche ; c’est d’ailleurs lui qui m’a inspiré mon premier roman jeunesse : Le petit Homme et le Lac.

J’avoue une certaine fierté.

Le manager bricoleur

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Avant chaque rendez-vous, comme tout le monde, j’ai pris l’habitude d’aller récupérer quelques infos en ligne au sujet de mon futur Interlocuteur. Ainsi, alors que je me préparais à me diriger d’un pas alerte vers Grenoble Ecole de Management, me suis-je baladé sur la toile pour en savoir un peu plus sur Raffy Duymedjian, avec qui nous allions évoquer l’intérêt de la précision du langage dans le monde de l’entreprise – ou plutôt les dégâts causés par les approximations, les mots et expressions passe-partout du genre « permettre de » « gérer » ou « impacter ». Je suis tombé sur cette vidéo, et je me suis dit que le rendez-vous allait être passionnant.

Outre le fait que le thème est d’une actualité brûlante , on constate qu’un seul mot peut être responsable du succès ou de l’échec d’un concept…

Des expressions et des époques…

L’autre jour, j’étais devant ma télé et je regardais les JO de Sochi (ou Sotchi : apparemment les deux s’utilisent ; pour ma part, j’ai décidé d’adopter l’orthographe du site officiel, celle-là même qui s’affichait élégamment sur la tenue de nos commentateurs). Je ne sais plus ce que me montrait mon petit écran – un couple de patineurs virevoltant en tenues aussi roses que vaporeuses, un fou furieux sautant à plus de 100 mètres avec une simple paire de skis, quatre malabars poussant un véhicule branlant sur une pente glacée ou trois étranges personnages munis de balais s’escrimant autour d’une lourde pierre – ce que je me rappelle, ce sont les mots d’un journaliste exalté : « Pas de doute mon petit Jean-Mimi, il(s) va (vont) renverser la table ! »

Nous l’avons tous remarqué, il y a des expressions qui surgissent à une époque et disparaissent plus ou moins subitement. Souvenons-nous du fameux « tout à fait » au temps ou le jeu du « ni ou ni non » faisait fureur sur la 3 (mais si, FR3 !) à une heure de grande écoute, ou du « ça m’interpelle » (et certains y allaient même de leur « au niveau du vécu ») alors que les psys de toutes sortes se multipliaient. Si ces deux locutions n’ont pas disparu, nous pouvons raisonnablement affirmer qu’elles sont pour le moins tombées en désuétude.

Selon moi, « Renverser la table » est apparue au début des années 2010, dans la bouche des commentateurs sportifs et des journalistes politiques. Il y eut d’ailleurs un pic durant la campagne électorale de 2012. Depuis ça s’est calmé, mais ça resurgit de temps en temps. « Et alors, quoi ? », me direz-vous.

Eh bien je prétends que certains mots, certaines expressions sont révélateurs d’une époque. Je fais par exemple partie de ceux qui utilisent les néologismes « chronophage » ou « anxiogène » ; et je doute que dans les bistros de notre bonne vieille France rurale d’antan on eût pu entendre, autour du petit blanc de dix heures : « S’il continue à ne pas pleuvoir, ma foi, ça va devenir anxiogène », ou « La bêche, c’est vraiment trop chronophage ».

« Renverser la table » me semble nous parler clairement de nous, alors que nous passons presque tous la plupart de notre temps derrière un bureau ou autour d’une table de réunion. Mais au delà de ce constat, je me demande si cette formule n’est pas l’expression d’une certaine neurasthénie ambiante. Je n’entends plus, par exemple : « Il va casser la baraque », ou « Je vais tout faire péter ». Non, aujourd’hui, on se contente de « renverser la table »…