Le retour de la créativité, et le monde est à vos pieds

Aujourd’hui je serai bref : en toute simplicité, je vous apporte la solution à tous vos problèmes.

La créativité est un élément essentiel pour la survie, et encore mieux, le développement d’une entreprise. Et à tous les niveaux. Seulement voilà, la créativité ça ne se décrète pas. Eh bien moi, tel que vous me voyez (ou plutôt que vous me lisez), j’ai LA solution. Découvrez le Professeur Foufouna !

C’est pas beau, ça ?

Cadeau et promo

Hermeto Pascoal est un ovni. Né en 1936, ce Brésilien a traversé les époques sans qu’on puisse le caser dans quelque catégorie que ce soit. De la bossa nova à l’expérimentation pure, il est intervenu (et intervient toujours) sur tous les terrains. A l’aise avec de nombreux instruments de musique, il lui est également arrivé de jouer avec des objets du quotidien – comme des théières ou des boîtes en plastique –, des jouets, voire des animaux (en toute bienveillance !). Et si elle est parfois savante, sa production est la plupart du temps ludique. Je terminerai cette introduction en précisant qu’il fut qualifié par Miles Davis de « plus impressionnant musicien du monde » ! Rien que ça…

La brève vidéo ci-dessous fait intervenir Yves Montand en guest-star. Hermeto Pascoal utilise ici la voix de l’acteur au petit accent chantant comme une matière première. Ne tenant pas compte du sens de son propos, il s’intéresse à ses modulations. Le résultat ? une musique issue de mots, mais sans paroles (hum…). Etonnant !

La prestation d’Hermeto Pascoal dure un peu moins de 7 minutes. Mais pour les plus impatients ou les plus pressés d’entre vous, rendez-vous à la troisième minute. A ne pas manquer.

 

A l’occasion de mon dernier post, je vous avais parlé de mon portfolio. Le voici enrichi d’une référence de taille : un livre retraçant le projet du Grand Stade de Lyon – également appelé Stade des Lumières –, commandé par VINCI Construction France avec l’agence lyonnaise Trait d’Union pour maître d’œuvre.

Au service d’une marque, d’une entreprise, d’un produit ou d’un projet, un livre est un outil de communication hors normes. Prestigieux, d’une crédibilité sans pareil, il propulse véritablement son sujet dans l’histoire, et par la grande porte. Un bel objet communiquant qui s’inscrit dans le temps.

J’ai eu le plaisir de participer à la conception de ce magnifique livre et d’en assurer la rédaction à l’issue de nombreuses interviews d’acteurs passionnés et passionnants.

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Pour découvrir le livre, cliquez sur la couverture, puis sur le sous-onglet « Livres ».

Un book et des clopes…

Et voilà, j’ai enfin un portfolio ! Si vous me faites le plaisir de le visiter, vous pourrez en savoir un peu plus sur mes activités et mes réalisations.

Mais je voudrais aussi vous présenter le projet d’une entreprise dont les fondateurs pensent qu’on peut contribuer à sauver le monde en créant des jeux. Pas banal, non ? Connaissez-vous Dowino ? J’en avais déjà parlé ici, à l’époque où l’équipe lançait un jeu de combat et d’aventure 100% audio, A Blind Legend, destiné aux aveugles et malvoyants, ou à sensibiliser les « bienvoyants » à la déficience visuelle.

Aujourd’hui, Dowino s’attaque au tabagisme. Son nouveau projet, Smokitten, se présente comme le premier jeu vidéo pour arrêter de fumer… ou ne jamais commencer. C’est drôle, sympa, non culpabilisant ; c’est original et convaincant : pour ma part, je soutiens.

Dowino a lancé une souscription sur Ulule ; si ça vous tente…

Et pour découvrir mon portfolio tout neuf, regardez, c’est l’onglet du même nom en haut de l’écran.

De la théorie à la pratique – ou le chat et la tartine

Nous le savons, entre théorie et pratique, il existe parfois un fossé que seules l’expérience ou de cruelles déconvenues peuvent combler. Aujourd’hui, je vous parlerai de théorie, de pratique et d’absurde. Et si vous le souhaitez, vous pourrez voir de très brèves vidéos qui mettent justement l’absurde en scène, chacune à sa façon.

Avez-vous déjà entendu parler du chat de Schrödinger ?

Erwin Rudolf Josef Alexander Schrödinger (1887 – 1961) était un physicien et philosophe autrichien. Adoptant une position critique face à la mécanique quantique et son « interprétation de Copenhague », il a conçu une expérience dont l’objet était un chat. Je précise rapidement que selon le « principe de superposition », un même état quantique peut posséder plusieurs valeurs (en gros, un atome peut être en même temps intact et désintégré). Par ailleurs, et pour faire bref, l’interprétation de Copenhague stipule que l’instrument de mesure et la mesure elle-même sont des éléments déterminants. Schrödinger a donc imaginé un chat enfermé dans une boîte munie d’un système complexe dont le résultat consiste à désintégrer une fiole de poison au bout de quelques instants. Figurez-vous qu’en mécanique quantique, tant que la boîte n’a pas été ouverte, le chat est conjointement mort et vivant.

Une autre expérience théorique utilisant un chat a généré quant à elle de nombreuses interprétations. Nous avons tous subi l’amère application d’une loi immuable qui pourrait être énoncée de la manière suivante : « Toute tartine tombe systématiquement du côté beurré ». Nous savons tous par ailleurs qu’un chat retombe toujours sur ses pattes. Alors, si nous fixons une tartine beurrée sur le dos d’un chat (beurre vers le haut, ça va sans dire) avant de jeter le tout par la fenêtre, que doit-il se produire ? Eh bien, en théorie, le chat reste en lévitation.

Voici maintenant deux très brèves vidéos. L’une – publicité pour une boisson énergisante – décline légèrement la théorie et en produit une ingénieuse application ; l’autre la réfute et nous prouve de manière incontestable que la théorie ne se vérifie pas toujours lorsqu’on la met en pratique.

 

 

L’homme, le professionnel et la machine

 

Lors de ma précédente intervention, je vous avais donné un petit truc de rédacteur : le parler positif. Aujourd’hui, nous allons tout bêtement aborder le délicat sujet de l’intérêt de consulter un concepteur-rédacteur… hum…

Bon, allez, parlons global : en gros, nous savons tous écrire et nous possédons tous un potentiel créatif (variable, soit). Donc, lorsqu’il s’agit de travailler sur la création d’un nom, d’une base line ou d’un slogan, chacun d’entre nous a une chance d’avoir un jour « l’idée qui tue ». Je me souviens, il y a maintenant près de 30 ans, alors que je ne me disais pas encore concepteur-rédacteur (et pour cause, je ne savais même pas que ça existait), un ami avait fondé une entreprise de transport de petits colis qu’il avait nommée « Réguli Courses », ce à quoi j’avais rétorqué « Ça roule de course ». Ce fut ma première base line, elle eut un certain succès. Et, si j’admets bien volontiers qu’on aurait pu faire mieux, j’ose encore la citer. Ceci dit, lorsqu’on n’est pas professionnel, le problème est double : la pertinence (j’ai encore en tête ce salon de coiffure nommé « Crin Tifs ») et l’antériorité (les marques se multiplient, les médias sont de plus en plus prolixes et il est de plus en plus difficile d’aligner un petit groupe de mots qui n’ait pas déjà été utilisé).

Partant du même constat, si nous avons besoin d’écrire un texte communicant, nous sommes tous peu ou prou en mesure de le faire. Mais outre la question récurrente de la pertinence, les difficultés sont encore plus nombreuses. Tout d’abord, le manque de temps. Je ne m’étendrai pas sur le sujet : les non professionnels ont toujours d’autres chats à fouetter alors que les professionnels sont tout simplement payés pour ça. Viennent ensuite (liste non exhaustive et dans le désordre) le style, la technique, la clarté, la capacité à convaincre, le potentiel de référencement (lorsqu’il s’agit de rédaction en ligne), etc. J’ai retenu en la matière un de ces e-mailings que nous recevons tous est qui représente un sommet probablement dû à un savant cocktail de « non natifs », de générateur de textes et de traducteur automatique. En voici la retranscription mot à mot :

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L’original ci-dessous.

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Vous auriez cliqué, vous ? Conclusion : si vous avez besoin d’envoyer un e-mailing frauduleux et crédible, n’oubliez pas de faire intervenir un bon rédacteur.

Le parler positif

Je vais vous faire une confidence : pour moi, l’été commence vraiment avec le Tour de France. Dans ce billet j’évoquerai très brièvement cet événement sportif hors norme, mais cela sera seulement pour aborder un thème qui m’est cher et que je nomme « le parler positif. » Un petit truc de rédacteur qui peut engendrer de grands effets.

Premier exemple. Si je vous dis : « Il n’est pas interdit d’utiliser des formules négatives, mais pas à mauvais escient. » Je suis prêt à parier que certains d’entre vous on relu cette phrase pour être bien sûrs d’en avoir compris le sens. Pour le moins, vous avez dû accomplir un effort de réflexion plus important que si je vous avais dit : « On peut utiliser des formules négatives, mais à bon escient. » On constate que la négativité génère là une complexité inutile.

Une autre conséquence de la formulation négative consiste à provoquer une émotion inconfortable ou indésirable sur laquelle le destinataire du message va s’attarder. Est-il préférable d’annoncer « Je ne suis pas malade » ou « Je vais bien » ?

Enfin, en niant quelque chose, on est obligé de le nommer et donc de le représenter : « Cet éléphant n’est pas rose. » Qu’avez-vous vu ? La formulation négative peut donc être à l’origine d’une méprise, voire devenir contreproductive, puisque vous faites naître dans l’esprit de votre interlocuteur l’image que vous souhaitiez précisément gommer.

Je terminerai par deux phrases entendues récemment. La première, à l’occasion d’une émission sur France Culture, consacrée à un discours radiodiffusé du général de Gaulle. La brillante universitaire qui s’exprimait à ce sujet a conclu ainsi : « A peine moins de 10% de la population n’a pas écouté ce discours. » Nous mettrons cette maladresse sur les « aléas du direct » et probablement sur une activité neuronale en surchauffe ; mais convenons qu’il eût été bien plus simple d’affirmer : « Plus de 90% de la population a écouté ce discours. » Et le Tour de France, me direz-vous ? J’y viens. Comme vous le savez sans doute, cette édition a été ponctuée par de nombreuses chutes collectives. Laurent Jalabert (géant du cyclisme qui a marqué ce sport par un palmarès impressionnant et qui depuis est devenu un consultant respecté) a expliqué l’une d’entre elles en parlant de « corps gras sur la chaussée qui n’ont pas permis aux coureurs de se maintenir sur leur bicyclette ». Cette intervention me paraît idéale pour terminer mon article. D’une part, elle rassemble de manière synthétique et assez explicite les trois points exposés plus haut. D’autre part, elle ouvre sur un sujet que j’approfondirai sans doute une prochaine fois : les mots ou expressions fourre tout qu’on utilise souvent par flemme ou par habitude. Ici, il s’agit du verbe « permettre ». Avez-vous remarqué que de nombreux documents sont truffés de « permettre » ? Il m’est même arrivé, à l’occasion de travaux de réécriture, de tomber sur des « permet de permettre ». En l’occurrence, concernant la phrase du grand Jalabert, elle signifie littéralement que ces « corps gras » n’ont pas donné la permission aux coureurs de se maintenir sur leur bicyclette. On entre dans l’étrange…

Vertige…

Il m’arrive de me rendre sur ce site, et j’avoue être pris de perplexité (et d’un certain vertige).

Quelques bonnes nouvelles, d’autres moins reluisantes… Mais, finalement, qu’est-ce qu’une « bonne » nouvelle ? Qu’il y ait deux fois plus de vélos vendus que de voitures signifie t-il que les gens sont de plus en plus sensibles aux effets de la pollution, ou qu’il y a toujours une quantité considérable d’individus qui n’ont pas les moyens de se payer une auto ? Le nombre d’humains sous alimentés diminue pendant que ceux qui meurent de faim augmente, alors que les personnes en surpoids sont deux fois plus nombreuses que celles qui n’ont pas de quoi se nourrir… qu’est-ce que ça évoque ?  Et que penser du fait qu’il reste moins de 40 ans avant qu’on ne manque de pétrole, 163 ans avant la disparition du gaz de nos sous-sols, et que nous avons encore plus de 412 ans de charbon devant nous ?

Ce qui me trouble peut-être, c’est que ce site nous montre froidement et de manière assez implacable que nous sommes tous interdépendants, réunis dans un espace fini et mortel, et que nous poursuivons imperturbablement notre chemin. Sommes-nous lucides, pendant que nous avançons ?

Une création sans ostentation

S’il m’est arrivé d’écrire ici une ou deux chroniques quelque peu piquantes, voire un tantinet moqueuses ; aujourd’hui, je voudrais rendre hommage à un slogan qui sévit depuis déjà un an, celui de l’enseigne La Halle :

Les Française > La Halle

… qui possède la rare qualité d’être en même temps fédérateur et intelligent. Si l’on s’était contenté d’un sobre (triste et désuet) « La Halle habille les Françaises », le sens aurait été le même, c’est à dire que La Halle se serait définie comme une enseigne en mesure d’habiller toutes les femmes, et qu’elle aurait également représenté une espèce de symbole de la France et du style français. Mais le résultat, lui, aurait été bien différent. En s’adressant directement à sa cliente potentielle, en lui parlant à elle au lieu de plaider pour elle-même, la marque emprunte là un ton optimiste, léger, gai et valorisant, destiné à un large public. Sans prétention, cette formule positionne avec précision une marque qui s’adresse en toute simplicité à une cible qui n’attend qu’une chose : qu’on la comprenne et qu’on l’aime.

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En outre, ce qui n’était qu’une entité commerciale devient un individu, capable de sentiments, de jugement, et même de prendre position en risquant de provoquer le désaccord. Bon,  j’admets que dans ce cas le risque est faible…